vendredi 18 décembre 2009

Un nouvelle accord de coopération avec la Ville de Ramallah



Depuis l’élection de Pierre Cohen, Toulouse retrouve une présence sur la scène internationale. Une réflexion globale a été engagée afin de renforcer les accords de coopération et les élargir à de nouvelles zones géographiques. En inscrivant son action dans le cadre de grands réseaux internationaux et en créant des nouvelles coopérations, Toulouse retrouve une voix dans le monde.


Le conseil municipal, réuni ce 18 décembre, vient de voter la mise en place d’un accord de coopération majeur avec la ville de Ramallah.


Capitale de l’autorité palestinienne, la ville de Ramallah a une importance stratégique dans cette région du monde. Nos deux villes s’engagent dans des échanges qui visent à renforcer leur connaissance mutuelle et à faciliter leurs liens à de nombreux niveaux. Cette coopération portera notamment sur l’éducation, la culture, la gestion municipale, l’eau et l’assainissement.


En concluant cet accord, symbole d’une volonté de s’ouvrir et de dialoguer avec le monde, notre municipalité poursuit ainsi sa volonté de donner à Toulouse une nouvelle dimension internationale.


C’est donc un message de dialogue et de paix que notre ville envoie aux habitants de Ramallah ainsi qu’à l’ensemble des palestiniens.


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mardi 15 décembre 2009

" Jean-Paul Fonvieille, au sens au Jaurès l’entendait, était le plus courageux des hommes "


Discours de Pierre Cohen lors de l'inauguration du rond-point Jean-Paul Fonvieille


Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Jean-Paul Fonvieille nous a quitté, un triste jour de décembre, il y a de cela 8 ans. Il a succombé des suites d’une terrible maladie.
Ce fut son dernier combat.
Mais sa mémoire, elle, est toujours bien présente.
Comme est présente la mémoire de son grand-père, Maurice, héros de la résistance mort en déportation au printemps 1945.
Comme est présente la mémoire de son père, Max, enseignant à Fermat, homme de gauche à la laïcité chevillée au corps.
Chez les Fonvieille, on était enseignant, laïc, républicain, de gauche, de père en fils.

Vous pouvez en témoigner, Madame Fonvieille, vous qui avez élevé Jean-Paul dans ces valeurs laïques et républicaines. Vous pouvez en témoigner, Jacqueline Fonvieille-Ferrasse, vous qui avez reçu la même éducation que votre frère.
Je tiens à vous saluer et à saluer, bien entendu, la compagne de Jean-Paul, Christiane Desplats-Fonvieille, et sa fille Laure, qui est aujourd’hui représentée par sa maman, Annie Laval.

Jean-Paul Fonvieille était une personnalité forte de la gauche toulousaine. Une gauche toulousaine incarnée par Jaurès et les maires socialistes tels que Billières ou Badiou…

Comme Jaurès, Jean-Paul Fonvieille avait l’humanisme, le désir que les jeunes puissent accéder à l’éducation, le souci constant du sort des plus humbles, des plus démunis.

Comme Billières, il était d’une intelligence brillante, il avait une véritable vision et une ambition pour Toulouse.

Comme Badiou, il était un homme de conviction, profondément engagé dans les combats qu’il menait.Il était, comme lui, professeur de mathématiques.

Jean-Paul Fonvieille a toujours su rester debout.

C’était un bâtisseur, et pas seulement un bâtisseur d’idées.
Militant associatif, militant syndical, militant politique, il était de ceux qui pensent que les grands principes ne valent que s’ils s’illustrent dans l’action. Et que l’action nourrit ensuite la réflexion.

Homme d’idées, homme de terrain, il était avant tout un républicain qui, tout au long de sa vie, et quelles que soient les formes qu’a pu prendre son militantisme, a puisé son engagement dans les fondements mêmes de la République : la liberté, l’égalité, la fraternité.

Liberté de défendre ses idées, de dénoncer ce qui révolte.

Egalité des droits entre français et immigrés, entre les hommes et les femmes, entre les exclus et les autres, égalité devant l’accès à l’instruction.

Fraternité avec le genre humain, avec l’exclus, le maltraité, l’exilé. Fraternité, aussi, avec ses camarades de lutte…

Il avait fait, très tôt, le choix d’une vie au service des autres.Il était étudiant en prépa math au lycée Fermat quand il a rejoint la jeunesse communiste révolutionnaire.

Il avait 18 ans.C’était en 1968.

Il restera à la LCR jusqu’en 1991. Il sera de toutes les mobilisations contre le capitalisme et le stalinisme, contre le fascisme, dans la solidarité internationale avec les peuples du Vietnam, d’Espagne, de Pologne, d’Amérique Latine…

Il rejoint le parti socialiste et la gauche socialiste en 1995, à la section 12, au Mirail. C’est cette même année qu’il est élu au conseil municipal de Toulouse, dans l’opposition. Là encore, il a participé à tous les débats, tous les rendez-vous qui font la vie d’un conseil municipal, à toutes les confrontations.
Et il y en eu beaucoup.

Jamais il ne renonçait, n’abandonnait, n’abdiquait.Il faisait de la politique.

En 2001, il devient le directeur de campagne de François Simon, le candidat du parti socialiste, pour les élections municipales.
Malgré la maladie, inlassablement, il s’affirme l’artisan du rassemblement, de l’unité politique, le porteur des idées de gauche. Il a dirigé la campagne de toutes ses forces, avec toute son énergie, son enthousiasme, son sens politique aigu.

Avant la campagne, il avait coécrit avec François Simon un ouvrage, « la fracture toulousaine », un thème qu’il connaissait par cœur.
Il avait viscéralement vissée en lui l’idée qu’une France où les banlieues sont oubliées, bannies, méprisées, n’est pas digne d’être républicaine.

Il était profondément ancré dans le quartier du Mirail où tout le monde le connaissait et le respectait. Il faut dire qu’il a été de toutes les grandes batailles concernant les difficultés rencontrées par les habitants, les associations, les jeunes du Mirail.
Lors des émeutes à la Reynerie en 1998, alors que les quartiers flambaient, il était l’un des rares à pouvoir discuter avec les jeunes en colère, à pouvoir leur expliquer que la revendication ne passait pas par la violence. Il avait cette autorité naturelle, cette légitimité dans le quartier, qui faisaient qu’on l’écoutait.

Professeur de math au lycée polyvalent Rive Gauche du Mirail, il était de la trempe des hussards noirs de la IIIème République.
Laïc, républicain, citoyen, encore et toujours.

Il a été de ceux qui ont permis au lycée polyvalent de casser l’image négative qu’on lui attribuait, d’en faire un établissement performant. Il partait du principe que la diversité sociale était avant tout source de richesse et facteur de réussite.

Toujours profondément convaincu que le discours, l’analyse, s’affinent au contact des réalités, il s’est syndiqué, dès son entrée dans l’enseignement, au SNES, à la FEN unitaire de l’époque, puis à la FSU, toujours actif, ne laissant rien passer quand il estimait que la cause à défendre le méritait.

Militant antiraciste de toujours, il a rejoint très vite l’équipe fondatrice de SOS Racisme à Toulouse et a été élu au conseil national de1987 à 1998.

Il a aidé les habitants du Mirail à construire la formidable aventure culturelle du festival Racines. Il voulait redonner toute leur dignité à ceux qui vivaient dans le quartier, montrer la richesse de leur créativité, casser la barrière des préjugés, mixer les cultures, faire venir le centre-ville au Mirail.
Il a assuré toutes les semaines, pendant des années et souvent seul, la permanence d’aide juridique de SOS Racisme.

Je suis persuadé que le débat actuel sur l’identité nationale l’aurait révolté, lui qui, lors de la marche des beurs à Toulouse en 1983, criait déjà dans les manifs : « Couscous, cassoulet, même combat ! »

Pour tout ce qu’il a apporté à la gauche toulousaine, pour les valeurs qu’il défendait, pour tout ce que les Toulousains lui doivent, je suis fier d’inaugurer ce rond-point qui porte désormais son nom, d’autant qu’il se trouve au cœur du Mirail, « son » quartier.

Et je voudrais dire ici, devant sa famille, ses amis, ses camarades, que ce quartier, nous ne l’abandonnerons pas. Que je veux, moi aussi, casser les barrières, ouvrir les frontières, faire fondre les préjugés, redonner à chacun sa dignité et au Mirail son statut de quartier à part entière, avec la même qualité de vie qu’ailleurs.

Je voudrais dire ici, en dévoilant cette plaque qui porte son nom, que les combats de Jean-Paul n’ont pas été vains et que nous sommes nombreux à avoir repris ce flambeau.

Je voudrais dire ici que Jean-Paul Fonvieille vit toujours dans le cœur et dans l’esprit de chacun d’entre nous, comme vivent toujours Jaurès, Billières ou Badiou.

Jaurès affirmait : « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. ».

Jean-Paul Fonvieille, au sens au Jaurès l’entendait, était le plus courageux des hommes.

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mardi 8 décembre 2009

Quand l’Ump dérape Jean-Luc Moudenc suit !


Les dérapages se multiplient, jour après jour, la face sombre de l’ump nous est dévoilé et Jean-Luc Moudenc par ses publications sur son blog ne semble pas vouloir nous prouver le contraire. Peut être cherche-t-il ainsi à rassurer Nicolas Sarkozy en lui apportant des gages de son appartenance pleine et entière à la majorité présidentielle.

Ses propos sur « le délicat Jean-Marc Bares » ou plus récemment son dernier billet sur le minaret après la votation suisse, « signe architectural en rupture esthétique avec son environnement, qui pourrait passer pour une provocation aussi agressive qu’inutile pour le culte » nous montre qu’il n’a pas la volonté de se désolidariser de ses amis. Les commentaires de son blog ne nous rassurent pas plus sur les idées de ses supporters lorsque l’on voit des références à la devise « Travail, Famille, Patrie ».

Ces dérapages ne sont plus le fait de quelques individus isolés, ils s’inscrivent dans une volonté politique de cultiver une ambiguïté en liant immigration et insécurité, homosexualité et destruction de la famille, islam et intégrisme … La droite dérape et c’est tout le pays qu’elle veut emmener avec elle. Notre république mérite mieux que de tels amalgames.

Cette conception de la France n’est pas la nôtre, être républicain c’est d’abord défendre, en actes, les valeurs de notre république que ce sont la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité.

C’est ce que nous avons souhaité faire dès le début de notre mandat avec la mise en place d’un pôle de quatre élus en charge des questions de diversité et d’égalité.

Coordonné par un adjoint au maire, ce pôle dispose de moyens humains et financiers pour mettre en place une vraie politique en matière de lutte contre toutes les formes de discrimination.

En créant le conseil des résidents étrangers nous avons donné une voix à ceux qui ne disposent pas du droit de vote, participant pourtant à la vie de notre ville. Celui-ci a pour vocation de solliciter leur avis sur des sujets tels que l’accueil et l’intégration des nouveaux résidents, la diversité culturelle et l’histoire de l’immigration ou encore la lutte contre les discriminations.

Cette volonté affichée de lutte contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’exclusion, nous la partageons avec d’autres villes dans le cadre de la Coalition Européenne des Villes Contre le Racisme.

Alors que le gouvernement fait le choix de diviser les Français et de stigmatiser les étrangers en lançant son grand débat sur l’identité nationale, nous mettons en œuvre des actions concrètes pour promouvoir le vivre ensemble que notre pays mérite.

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vendredi 4 décembre 2009

Rassemblement des élus à l'appel de l'AMF 31


Le samedi 5 décembre, à 10h, place Saint-Etienne, les élus socialistes, radicaux et républicains se rassembleront autour de Pierre Cohen, pour une manifestation initiée par l'Association départementale des Maires de France. A cette occasion, les élus remettront au Préfet la déclaration finale du Congrès des Maires de France, qui dénonce les projets gouvernementaux de suppression de la taxe professionnelle et de réforme des collectivités locales.

Pour lire la résolution adoptée à l'issue du 92ème Congrès des Maires : http://www.amf.asso.fr/_2009/congres/accueil.asp?MENU=5
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mardi 1 décembre 2009

Restructuration à France 3 Sud : "Des considérations politiciennes"


"France 3 est en réorganisation au sein de la nouvelle entreprise France Télévisions. Les 13 régions actuelles vont être remplacées par quatre « pôles de gouvernance » et « 24 antennes de proximité ». Pierre Cohen réagit à l'annonce du choix de Bordeaux pour l’implantation pour la direction du Pôle Sud-Ouest et non Toulouse.
« Toulouse est l’implantation actuelle de France 3 et c'est la position géographique la plus centrale de la région Sud-ouest. Tout autre lieu impliquerait plus de déplacements inutiles, énergivores et dangereux entre les antennes et la direction du pôle. Toulouse bénéficie d’un équipement immobilier inégalé, avec des locaux disponibles et un studio de 450 m2 parmi les plus grands de France » rappelle Pierre Cohen. En effet, avec Marseille, Toulouse est l’un des plus grands sites de production France 3. Ce qui en fait, en termes d’effectifs, le site le plus important de la région Sud-Ouest.
« Le choix de Bordeaux par la Présidence de France Télévisions n’a obéi qu’à des considérations politiciennes. Nous déplorons qu’aucune concertation n’ait été entamée, ni avec les personnels des différents sites, ni avec les collectivités territoriales concernées. Tout autre choix que Toulouse tournerait le dos à l’efficacité et aux possibilités de développement de la télévision régionale publique dans le Sud-Ouest ».
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lundi 30 novembre 2009

"Le gouvernement se permet de juger la gestion des collectivités locales, nous programmons des investissements, il programme quant à lui les déficits"


Présentation du budget primitif 2010, au conseil municipal du 27 novembre par Joel Carreiras - Adjoint au Maire.


Le budget 2009 : à plus d’un titre, un budget de transition.
- Une évolution marquée par des ruptures et des priorités nouvelles.
- un nouvel environnement institutionnel, avec la création au 1er janvier 2009 de la Communauté urbaine.

Le budget primitif 2010 : poursuite des ambitions affichées et des efforts engagés.
- Poursuite des ambitions tout d’abord, avec la confirmation d’un effort soutenu pour les transports et la continuation d’une politique d’investissement, portant aussi bien sur les équipements de proximité que sur les projets structurants pour notre territoire.
- Poursuite des efforts ensuite, car le contexte économique et la politique gouvernementale renforcent encore notre obligation d’une maîtrise des dépenses et d’une inscription dans le temps de notre action, pour anticiper les difficultés et préparer l’avenir.

Evoquons dans un premier temps le contexte économique et politique.

Hasard de calendrier, le moment des orientations budgétaires locales est aussi celui du projet de loi de finances national.

Le budget présenté, avec 140 milliards d’euros de déficit (soit 8,2% du PIB), affiche la plus grave dégradation des finances publiques en France depuis 1974 !
La dette atteint désormais 80% de la richesse nationale avant même que soit lancé le « grand » emprunt qui viendra encore alourdir la facture.

Tout d’abord, je ne suis pas de ceux qui critiquent les politiques de relance. Bien au contraire. Mais je fais partie de ceux, de plus en plus nombreux, qui en critique les modalités nationales lorsqu’elles reposent sur de l’incohérence. L’incohérence de décisions fiscales injustes et l’incohérence dans l’affaiblissement des collectivités et leur capacité d’agir.

Ensuite, je veux dire que la crise n’explique pas à elle seule le déficit que l’on connaît. La moitié de ce déficit structurel provient des décisions gouvernementales et non de l’impact de la crise financière présentée comme l’une des causes des propositions de réforme des ressources locales. Dans ce déficit, le plan de relance gouvernemental ne représente que 30 milliards.

Précisons ce point : C’est dès 2007 que la dégradation des comptes publics a été engagée par les mesures gouvernementales. Elles ont réduit les marges de manœuvre de l’Etat face au retournement de conjoncture qui se profilait. Et ce qu’il propose aujourd’hui est d’en transférer les conséquences sur les collectivités locales.

Depuis 2002, ce sont 30 milliards de baisse d’impôts décidés. (Loi TEPA, TVA…). Les 2/3 concernent les plus aisés (sans parler des 75 milliards d’euros de niches fiscales reconduites chaque année contre l’avis même de parlementaires de la majorité).

La décision de se priver de telles masses budgétaires au profit d’une minorité est un acte politique grave qui explique en grande partie la faiblesse du plan de relance national et l’incapacité du gouvernement à inscrire un second plan pour 2010. Je le dis. Incohérence !

Les baisses d’impôt d’hier ont dilapidé les marges d’action. Les baisses d’impôts de demain, comme la TP, vont affaiblir encore davantage la capacité d’agir. A côté de cela, on invente de nouvelles taxes. En seize mois, nous avons dénombré 19 taxes supplémentaires. Je le redis. Incohérence !

Le coût total du bouclier fiscal de 2008 aura été deux fois supérieur à celui de 2007. Le produit de la nouvelle imposition économique locale sera demain inférieur à l’ancienne TP. Je le répète. Incohérence !

Le gouvernement se permet de juger la gestion des collectivités locales. Qu’il souffre que nous fassions de même à son endroit Nous programmons des investissements, il programme quant à lui les déficits. Je le confirme. Incohérence !

A l’injustice de ses décisions, le gouvernement ajoute l’incohérence de son action et de ses propos.

Après une récession de 2,4 % en 2009, l’économie française devrait connaître une lente reprise de l’activité. Mais les engagements d’un retour à l’équilibre, précédemment promis pour 2012, sont désormais remis à plus tard.

Et bien notre inquiétude aussi a désormais une perspective pluriannuelle. Une dette de 5000 milliards à l’échelle mondiale, une inflation contenue, une croissance faible, c’est la garantie pour demain d’une crise structurelle des finances publiques qui mériterait un autre consensus national que celui d’une atteinte aux contre-pouvoirs de la République. Celui de la confiance plutôt que de la vassalisation des collectivités.

Pour faire face à cette situation catastrophique des comptes publics et tenir ses engagements fiscaux, passés et à venir, le Gouvernement n’a d’autre choix que d’imposer une pression accrue sur les collectivités.

La suppression de la taxe professionnelle est un exemple. Elle acte un recul de l’autonomie des collectivités locales pour mieux préparer les conditions d’un recul plus grand encore demain.
Au-delà de la réforme de la taxe professionnelle, plusieurs mesures inscrites dans le PLF amplifient le recul des concours de l’Etat aux collectivités locales, engagé depuis plusieurs exercices budgétaires.

Les concours financiers de l’Etat aux collectivités locales progresseront au total, à périmètre constant, de 1,2% si l’on tient compte du Fonds de compensation pour la TVA (FCTVA), et seulement de 0,6% hors FCTVA. Cette évolution, deux fois inférieure aux taux d’inflation prévisionnel fixé par Bercy l’an prochain (1,2%), augure donc d’un net recul du "pouvoir d’achat" des collectivités locales.

Entre autres mesures prévues pour dégager des marges de manœuvre, sont prévus un écrêtement de 2 % du complément de garantie de la dotation forfaitaire des communes. Est également prévue une baisse de 3,6 % des compensations d’exonérations.

En l’état actuel des discussions au Parlement et des hypothèses de répartition des dotations, la dotation forfaitaire des communes évoluerait de – 0,2% par rapport à la loi de finances 2009. Cette évolution est d’autant plus pénalisante qu’elle fait suite à des années où la dotation forfaitaire n’a pas augmenté en proportion de l’inflation.

Bref, le scénario du gouvernement est implacable. Vous le connaissez.

1- L’Etat n’élève pas sa pression fiscale pour réduire son déficit.
2- Il abaisse la progression des dotations aux collectivités confrontées à des dépenses évolutives.
3- Il souhaite qu’elles investissent davantage et que les entreprises payent moins d’impôt local.
Conclusion : Le contribuable local devrait payer le prix du déficit budgétaire national.

Et bien, nous y sommes, mes chers collègues, j’ai enfin retrouvé la cohérence que je cherchais. Elles n’est pas avouée parce qu’elle est honteuse. Et c’est parce qu’elle est honteuse, qu’il convient de l’habiller par une réforme des collectivités et une régression de la décentralisation.

Chers collègues, c’est dans ce contexte budgétaire sans précédent et pour le moins inquiétant que nous sommes donc amenés à examiner nos propres orientations.

Nos orientations budgétaires affichent les priorités sur lesquelles nous nous sommes engagés.

L’effort de maîtrise des dépenses de fonctionnement engagé en 2009 est poursuivi : hors personnel, ces dépenses progressent de 0,6 %, soit la moitié de l’inflation prévisionnelle. Les dépenses de personnel progressent elles de 3,8%, portées par l’évolution « naturelle » des rémunérations (hausse réglementaire et GVT) mais aussi par des mesures volontaristes en faveur du régime indemnitaire des agents municipaux.

Au global, les dépenses de fonctionnement progressent de 3,4 % de budget primitif à budget primitif.

Les recettes de fonctionnement progressent de leur côté de 1,3 %. Initiée lors du budget primitif 2009, la participation de la Ville de Toulouse au financement des transports est maintenue dans son principe comme dans son mode de financement (réduction de l’attribution de compensation versée par la Communauté urbaine).

En matière d’investissements, le choix fait au moment du budget primitif 2009 d’impulser une vision pluriannuelle des projets est maintenu, avec la mise en place d’autorisations de programme dans un certain nombre de domaines. Ce choix répond à l’impératif de donner une vision pluriannuelle de nos engagements et de nos marges de manœuvre.
Dans ce cadre de cette programmation, les projets d’investissement prioritaires seront l’éducation, le Grand Projet de Ville (GPV), le logement, la petite enfance, les équipements sportifs et culturels ainsi que la citoyenneté. Les principes du développement durable trouveront à s’appliquer dans un nombre important de projets, qui pour certains ouvriront au public dès 2010.

La préservation des équilibres financiers de la collectivité, tout autant que la réalisation de nos engagements pour le territoire, guideront les choix que nous seront amenés à faire dans le cadre du budget à venir.

Monsieur le Maire, mes chers collègues, je vous remercie de votre attention.

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mercredi 25 novembre 2009

Violences faites aux femmes : une journée pour dire non !

Le 17 décembre 1999, l'Assemblée générale des Nations Unies, a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et a invité les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème.


A l’occasion de cette journée, la Ville lance une campagne de sensibilisation auprès des Toulousain(e)s et de toutes les associations d’aide aux femmes victimes de violences.


Ce vendredi 27 novembre sera organisée une rencontre Santé , salle du Sénéchal, sur le thème « Violences conjugales » de 18h à 20h. Elle est ouverte à toutes et tous.


Les élus du groupe Socialiste, Radical et Républicain présenteront ce vendredi en conseil municipal, une délibération permettant de mettre à disposition des femmes victimes de violences conjugales dix appartements de la Ville. La Commune aide à leur réinsertion en proposant des logements provisoires autonomes pour une durée de six mois, renouvelables une fois. Cela leur permettra de se stabiliser avant d'intégrer un logement pérenne. Il s’agira d’une solution d’accompagnement des femmes pour favoriser leur accès au logement.


Une commission extra municipale, pilotée par Madeleine Dupuis, s’attache à aborder toutes les actions municipales sous l’angle des rapports entre les hommes et les femmes pour impulser des comportements nouveaux visant à rétablir l’égalité entre eux.


C’est donc au quotidien que notre municipalité s’engage, pour lutter contre les violences faites aux femmes.



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